Le Groupe Santé et la Sécurité Sociale 2

Passer d'une médecine de soins à une médecine de santé

Depuis déjà plusieurs décennies, la sécurité sociale fait la Une des journaux qui font semblant de s'apitoyer sur le déficit de plus en plus abyssal de ses comptes, comme pour mieux nous inciter à "cracher du bassinet". A chaque fois on nous propose des "mesurettes" comptables sensées empêcher l'assurance maladie de sombrer dans l'abîme financier que son inadaptation provoque. De gros enjeux financiers sont en cause, puisque notre système de protection sociale est le plus gros budget du pays et qu'il pèse loudement sur la compétivité de notre pays.

Mais à question mal posée, on obtient toujours une mauvaise réponse. A chaque fois on ne parle que de déremboursement et d'alourdissement de prélèvements sociaux pour tenter de réduire le déficit.

Et à voir les résultats : augmentation des maladies cardiovasculaires, du diabète, des cancers et des maladies iatrogènes (provoquées par les médicaments : plus de 34000 décès/an), l'échec parait évident.
Il serait temps de se poser les bonnes questions. A qui profite vraiment le système, si ce n'est d'abord aux prescripteurs et fournisseurs de produits de santé, qui ont tout intérêt à conserver leurs clients qui ne sont que trop "patients" et qui ont depuis longtemps délégué leur santé à d'autres.

Hippocrate (IVè - Vè siècle avant J-C), considéré comme le plus grand médecin de l'Antiquité et le maître de la médecine occidentale, était très soucieux de dégager l'unité profonde, fonctionnelle du corps humain. Il a donné son nom à un serment d'allégeance prononcé par chaque nouveau médecin. Alors, comment expliquer que l'on soit arrivé à dissocier les maladies du corps et de l'esprit ?

Dans la réalité, on constate que 90 % des examens physiques sont normaux, ce qui veut dire que 90 % des maladies sont psychosomatiques. Et persister à vouloir les soigner à coups de médicaments est une hérésie. Or, il n'est pas anodin de consommer des médicaments. En effet, s'ils sont efficaces, ils ont souvent des effets secondaires que l'on tente de masquer par d'autres médicaments, sans se poser la question du sens de la maladie, qu'est-ce que le mal a dit ?

Il est essentiel d'apprendre à décoder les symptômes, car sans bon diagnostic il ne peut exister de bon traitement évitant les récidives. Pour nous réapproprier notre santé nous avons plus besoin de conseiller qui nous aide à comprendre notre métabolisme que de prescripteur de médicaments. Ce devrait être le rôle du médecin de famille. Mais est-il formé pour cela ?

Il semble bien que ce soit tout le système de formation des médecins qui doit être revu. La réglementation aussi doit évoluer car il est aberrant de transformer le médecin généraliste en "facteur" chargé de rédiger des courriers pour adresser ses malades vers des spécialistes.

Le numérus clausus fixé pour la formation des médecins, toujours pour freiner les prescriptions, a conduit à ce que des secteurs de soins sont très mal assurés. A titre d'exemple, signalons que l'on ne trouve pas de médecin pratiquant l'étiologie (qui étudie les causes des maladies) sur l'annuaire téléphoniques. Des médecines alternatives non médicamenteuses existent, encore faut-il lever les obstacles à leur diffusion.

Alternatives possibles :

Comment expliquer que les guérisons rapides peuvent être obtenues simplement par une communication téléphonique, sinon par la foi que le malade a dans son thérapeute ? Nous sommes bien obligés de constater que les forces de l'esprit sont à l'oeuvre et qu'il n'est pas ringard de nous appuyer sur elles pour mieux vivre.

Notre subconscient, animé par l'Esprit divin qui nous fait vivre, est tout puissant et capable de nous guérir si nous lui faisons confiance. Des chercheurs, comme le Dr Hamer, ont découvert que le cancer est réversible et capable de se guérir tout seul en agissant simplement sur le psychisme. Et là on retrouve la sagesse du proverbe "aide toi, le ciel t'aidera". Commençons par combattre notre peur qui nous pousse à consommer des médicaments.

Pourtant, quand la douleur ou l'inconfort lié à la maladie, souvent générée par nos erreurs ou notre environnement, nous tenaille, il n'est pas toujours facile de positiver. Nous avons alors besoin d'aide, de béquille, pour nous aider à supporter ce qui nous parait insupportable. Alors, faisons en sorte de ne pas introduire dans notre organisme de poisons qui vont l'handicaper un peu plus.

Il serait judicieux de méditer cette maxime d'Hippocrate : "ton corps est ton propre médecin et ton aliment est ton médicament."

On pourrait aussi réfléchir sur la définition donnée par l'OMS en 1948 de l'état de santé : "l'état de bien être complet, physique, psychique et social". Et, vu sous cet angle, c'est le médecin généraliste qui nous parait le plus apte à soigner l'individu dans la totalité (holistique), prenant en compte les trois dimensions physique, émotionnelle et psychique. Et, s'il est le seul à pouvoir refaire l'unité de l'individu, ne faudrait-il pas revaloriser sa fonction et lui reconnaitre toute sa noblesse ?

Pourquoi ne pas enseigner la médecine énergétique orientale ? Quand la cupressopuncture ou le shiatsu sont capables de faire régresser la douleur sans médicament, on serait bien avisé de ne pas s'empoisonner avec des produits toxiques et capables de générer de nouveaux désordres.

Passer d'une médecine de soins à une médecine de santé serait tout bénéfice pour notre société et la sécurité sociale y gagnerait à être plus préventive que curative. C'est possible ; il s'agit avant tout d'un problème de formation et de transparence dans les objectifs. Il faut sortir de l'ambiguité, savamment entretenue, entre détection précoce et prévention de la maladie.

Une alimentation saine et équilibrée, respectueuse de l'équilibre acido-basique permet d'éviter ou de ralentir l'ostéoporose ou le déclenchement d'une ulcère d'estomac par exemple. C'est sans frais pour l'assurance maladie et beaucoup moins traumatisant qu'une coloscopie invasive. C'est aussi nettement plus confortable d'assurer un apport régulier de vitamine C à l'organisme pour éviter d'obstruer les artères par des plaques d'athérome. Et on pourrait par là réduire les accidents cardiovasculaires.

Une meilleure hygiène de vie et une alimentation mieux adaptée à nos besoins contribuent largement à l'entretien d'une bonne santé. De nombreux chercheurs ont observé qu'une certaine frugalité alimentaire ne nuit pas, c'est même considéré comme un facteur de longévité.

Dans le manuel "Manuel de la médecine de Ste Hildegarde", les docteurs Gottfried Hertska et Wighard Strehlow rapportent la longue expérience de la pratique du jeûne thérapeutique du Dr Otto Buchinger qui fut délivré d'un rhumatisme articulaire en 1919, par un jeûne de 19 jours. Ce même docteur a constaté dans les plus de 34000 cures de jeûnes qu'il a dirigées : que le jeûne bien observé guérit presque toutes les maladies chroniques causées principalement par toutes sortes d'abus et par l'environnement. Mais pour éviter les récidives, une prise de conscience des facteurs psychiques et spirituels doit accompagner le jeûne...

Certains facteurs de risques comme l'alcool, le tabac, l'obésité, le manque d'exercice ou les pollutions sont bien connus ; d'autres sont beaucoup plus insidieux. On aimerait un étiquetage des produits transformés plus informatif qu'avec un énoncé codé des composants susceptibles d'être mal tolérés par les organismes qui les absorbent. Et que dire des chiffres donnés pour les Apports Journaliers Recommandés (AJR) dont certains sont fixés sciemment à des niveaux trop bas pour maintenir le corps en bonne santé ? Il faut arrêter la désinformation qui vise à bloquer tout ce qui fait obstacle au "commerce de la maladie".

Pour cela, il faut que les experts indépendants des laboratoires ou des firmes alimentaires soient nommés à tous les échelons de contrôle et de décision. Il y a encore beaucoup à faire pour retrouver la santé dans nos assiettes !

A l'issue de ce bref exposé, qui n'est pas exhaustif, on aura compris qu'il existe bien d'autres façons d'entretenir notre santé que par les voies médicamenteuses. L'ouverture d'un large dialogue avec la population permettrait de redécouvrir la sagesse ancestrale et de redonner toute sa place aux pratiques susceptibles d'apporter du bien être et de conserver la santé. Et par là même la sécurité sociale et l'économie nationale toute entière seraient largement gagnantes : c'est même une clé du redressement de notre cher pays.

Aussi, il serait nécessaire d'organiser des Etats généraux de la Santé, ouverts à tous, pour définir nos vrais besoins et réorienter l'utilisation des moyens financiers dont nous disposons.

Une révolution est en marche. Elle doit s'appuyer sur une prise de conscience de l'ensemble de nos concitoyens. Et nous avons besoin de votre participation pour accélérer les réformes inéluctables qui sont à faire.

 

 

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